Coopération franco-chinoises dans le domaine du nucléaire civil

Ce blog est consacré aux relations franco-chinoises dans le domaine du nucléaire civil et à la place de la France dans la construction des centrales nucléaires en Chine. Les auteurs essayerons d'analyser la situation actuelle du marché nucléaire chinois et

25 novembre 2005

Les principaux acteurs de l'industrie nucléaire en France. Qui fait quoi?

Les principaux acteurs de l'industrie nucléaire

Secteur civil et énergétique
Études et recherches sur les réacteurs et sur le cycle du combustible nucléaire CEA
Conception et réalisation de chaudières nucléaires, conception et fabrication du combustible standard FRAMATOME
Production d'électricité: réalisation, exploitation, maintenance des centrales EDF
Cycle du combustible: extraction du minerai, conversion, enrichissement, retraitement, fabrication de combustible MOX COGEMA
Stockage des déchets ANDRA
Autre
Médecine nucléaire ORIS
Conception et réalisation de chaudières nucléaires pour la propulsion navale TECHNICATOME

Cinq partenaires principaux constituent la charpente de l'industrie nucléaire française dans le secteur civil et énergétique: le CEA, COGEMA, FRAMATOME, EDF et l'ANDRA. Ils interviennent directement ou indirectement à chacune des différentes étapes industrielles du nucléaire.

En premier lieu, l'extraction et la concentration du minerai d'uranium dépendent de COGEMA, qui a accès au quart de la production mondiale.Cette entreprise exploite des mines dans le monde entier: une diversité souhaitable pour la sécurité d'approvisionnement. La conversion des concentrés d'uranium en gaz UF6 (hexafluorure d'uranium) est une étape nécessaire pour enrichir l'uranium selon le procédé de diffusion gazeuse utilisé en France. La conversion est réalisée par une filiale de COGEMA, la COMURHEX. Celle-Ci, premier convertisseur mondial, produit 25% de la consommation totale d'UF6 des pays occidentaux. L'enrichissement est destiné à augmenter la teneur de l'UF6 en uranium 235 (jusqu'à 4% en moyenne), seul isotope fissile naturel, présent dans l'uranium naturel à un taux très faible de 0,7%. Il est effectué par EURODIF, deuxième fournisseur mondial de services d'enrichissement dont le capital est réparti entre COGEMA (69,6%) et des partenaires étrangers.

La fabrication des combustibles à oxyde d'uranium pour les centrales nucléaires de type "eau sous pression" revient dans le cas des combustibles standards (à oxyde d'uranium) à la société FBFC, premier producteur mondial, détenue par FRAMATOME. La conception et la commercialisation des combustibles sont assurées par FRAGEMA, filiale de FRAMATOME. La fabrication de combustible MOX, mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, est effectuée en France dans l'usine MELOX située à Marcoule et à l'usine de Cadarache, installations exploitées par COGEMA. La conception, la fabrication, la mise en service et une partie de la maintenance des réacteurs sont les domaines de FRAMATOME, premier concepteur et constructeur mondial de réacteurs à eau sous pression. L'exploitation des centrales nucléaires revient à EDF qui, grâce à la standardisation de ses centrales, bénéficie d'une expérience unique au monde et d'un coût du kWh particulièrement bas.

Enfin, l'ANDRA, Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, implante, réalise et gère les installations de stockage des déchets.

Recherche et développement: deux mots clés de l'industrie du nucléaire

La recherche et le développement sont les missions premières du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) depuis sa création en 1945. C'est le CEA qui met au point les techniques nécessaires pour perfectionner les installations et les procédés existants et préparer l'avenir. Toutefois, il n'est plus le seul à intervenir aujourd'hui. Les autres acteurs majeurs de l'industrie nucléaire, EDF, COGEMA, FRAMATOME ou l'ANDRA, ont peu à peu pris une place active dans ce domaine, en relation étroite avec le CEA.

Par ailleurs, la coopération internationale s'avère parfois indispensable: FRAMATOME et SIEMENS (Allemagne) collaborent depuis 1989 à travers une filiale commune, NPI, pour développer le réacteur de la prochaine génération baptisé EPR (European Pressurized Reactor).

Ces programmes de recherche et développement portent sur plusieurs thèmes, tous essentiels au devenir de cette industrie. L'amélioration permanente de la sûreté des réacteurs et le soutien au parc actuel sont bien sûr prioritaires. Les performances des combustibles, les techniques de retraitement, le traitement des effluents contenant des substances radioactives et des déchets ainsi que la réduction de leurs volumes et de leur toxicité, font l'objet de recherches très poussées.

Pour le futur, de nouveaux procédés d'enrichissement de l'uranium, notamment par laser, de nouveaux types de réacteurs, capables de consommer plus de plutonium, sont à l'étude.

Source: L'énergie nucléaire en 110 questions

Posté par Svetlana_M à 16:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


La France n'est-elle pas de plus en plus isolée face aux choix énergétiques des pays comparables?

Aujourd'hui, trente deux pays possèdent un parc de production électronucléaire représentant 434 réacteurs pour une puissance installée de plus de 349 TWe. La production d'électricité d'origine nucléaire représente 16% au niveau mondial et 35% dans l'Union Européenne.

Le choix du nucléaire en France a été fait de façon résolue, au début des années 1970, pour permettre au pays d'assurer son développement, malgré sa pauvreté en ressources énergétiques et, donc, sa grande vulnérabilité face aux aléas extérieurs  comme l'ont montré les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979. La France n'est pas le seul pays à avoir fait le choix du nucléaire face à une telle situation. Il en va de même de pays tels le Japon, la Corée du Sud ou Taiwan. D'autres, plus riches en énergies nationales, ont également décidé de recourir à l'électronucléaire afin d'équilibrer leurs bilans énergétiques, et de s'approprier un mode de production d'électricité permettant de contribuer, à la fois, à la sécurité d'approvisionnement, à la protection de l'environnement et à la compétitivité économique: c'est le cas, entre autre, des États-Unis, de la Chine, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne et de la Russie.

Après un développement très rapide, le recours à cette technologie s'est ralenti au cours des dernières années, du fait de la hausse moins rapide que prévue des consommations énergétiques dans les pays industrialisés, et dans certains cas de l'hostilité des populations vis-à-vis de l'énergie nucléaire.

Toutefois, l'énergie nucléaire occupe une place importante dans le bilan énergétique mondial avec 7% de la consommation d'énergie, et est devenue une source d'énergie de base dans la plupart des 32 pays disposant d'un parc nucléaire. Pour 19 d'entre eux, plus de 20 % de l'électricité consommée est d'origine nucléaire.

Il est vraisemblable que certains des pays industrialisés, disposant d'ores et déjà d'importantes capacités de production électrique et connaissant un niveau de croissance économique modéré, ne développeront pas de façon substantielle leur parc nucléaire. Les progrès qui se poursuivent en matière de sûreté et de disponibilité, de même qu'une acceptation plus grande du nucléaire par les populations, devraient néanmoins conduire à assurer le renouvellement de celui-ci.

En revanche, dans certaines régions du monde, et tout particulièrement en Asie (Chine, Corée du Sud et Japon), le nucléaire, fort de ses atouts et favorisé par une croissance économique très forte et soutenue, est appelé à se développer au cours des prochaines décennies. C'est d'ailleurs la seule voie qui permettra de maîtriser au niveau mondial la croissance des gaz à effet de serre.

La France n'est donc pas isolée dans le choix qu'elle a fait en faveur du nucléaire. Cette source d'énergie contribue au bilan énergétique des pays en fonction de leurs ressources naturelles; elle devrait toutefois demeurer un élément de base des bilans énergétiques de beaucoup de pays occidentaux et soutenir le développement économique de pays à forte croissance, principalement en Asie.

Source: L'énergie nucléaire en 110 questions

Posté par Svetlana_M à 16:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L’implication d’EDF dans l’énergie nucléaire chinoise

L’énergie nucléaire représente aujourd’hui 1,2% de la production totale d’électricité de la Chine. L’implication d’EDF dans le développement de l’énergie nucléaire pourrait être renforcée par le dixième Plan Quinquennal qui appelle à «un développement approprié du nucléaire en Chine».

Deux centrales nucléaires, d’une puissance totale de 2 200 MW fonctionnent actuellement:
- Qinshan 1 (300 MW) près de Shanghai. EDF apporte un appui à Qinshan 1 pour la mutualisation des moyens techniques
pour les futures centrales Qinshan 2 et Qinshan 3 situées sur le même site.
- Daya Bay (2x950 MW) dans la province de Guangdong. L’industrie nucléaire française (Framatome et Alstom) a pris une part prépondérante à sa réalisation et EDF a assuré la direction technique du projet, formé les exploitants et encadré les débuts de l’exploitation.

Aujourd’hui, Daya Bay est certifiée ISO 14001, et se place depuis deux ans en tête du challenge de sûreté que se sont fixées les centrales nucléaires françaises. Depuis 1999, le management de cette centrale a été transféré aux partenaires chinois, EDF conservant un rôle de conseil. Les résultats de cette centrale sont excellents et en progrès constants depuis sa mise en service (87,04% de disponibilité en 2000).

Quatre autres centrales nucléaires sont actuellement en construction pour une puissance totale de 6 600 MW. Lorsque celles-ci seront opérationnelles à l’horizon 2020, la proportion du nucléaire en Chine sera alors de 3 à 5%.

- Ling Ao (2x950 MW).
La construction de cette centrale nucléaire se situe dans le prolongement de la coopération engagée avec la Chine à Daya Bay. Le projet de Ling Ao, sous responsabilité chinoise, est maîtrisé tant sur le plan de la qualité et de la sûreté par EDF. EDF, dont 40 ingénieurs travaillent sur place, joue également un rôle d’assistance technique auprès du projet. La mise en service est prévue en juillet 2002 pour la première tranche et mars 2003 pour la seconde.

- Qinshan 2 (2x600 MW).
La conception de cette centrale résulte d’un transfert de technologie réalisé par Framatome. EDF contribue quant à elle à la formation des ingénieurs d’essais. La mise en service de cette centrale est prévue en 2002 pour la première tranche et
2003 pour la seconde.

- Qinshan 3 (2x728 MW), dont la mise en service est prévue en 2003.

- Tianwan (2x1000 MW)
EDF a signé, durant l’été 2000, un contrat d’assistance technique avec la société propriétaire chinoise de cette centrale. EDF assiste le maître d’ouvrage sur la partie contrôle commande.

EDF, un investisseur de long terme en Chine

EDF est présente en Chine depuis plus de 15 ans et est aujourd’hui considéré comme le principal investisseur étranger, si l’on exclut le Hongkongais CLP. EDF dispose, en effet, dans ce pays d’un portefeuille d’actifs de production de 3 720 MW.

Trois grands projets thermiques témoignent de la forte implication d’EDF en Chine :

- Laibin B
A la suite d’un appel d’offres international, Figlec, une société réunissant EDF (60%) et Alstom (40%), a été retenue en 1996 pour construire une centrale au charbon de 2x360 MW au coeur de la province de Guangxi (Sud-Ouest de la Chine).

Cette centrale a été mise en service en novembre 2000. Conformément au contrat de concession d’une durée de 18 ans signé avec le Gouvernement de Guangxi, une joint-venture pour l'exploitation et la maintenance de la centrale a été créée: la
société Synergie dont EDF détient 85% du capital, aux côtés des partenaires chinois (réseau de transport de Guangxi). Au terme de cette concession, la centrale sera rétrocédée à la province.

- Shandong
Une joint-venture réunissant trois investisseurs chinois (SEPCO/électricien du Shandong, SITIC/banque de développement du Shandong, China Light & Power/Hong Kong) et EDF (19,6% dans la société), a été créée en mai 1997. Cette joint-venture a en charge la construction et l’exploitation de quatre centrales thermiques au charbon d’une puissance totale de 3 000 MW répartis sur trois sites dans la province de Shandong. Shiheng I (2x300 MW) est en service depuis 1997. Shiheng II (2x300 MW) est en service depuis 1998. Les deux autres (Heze II –2x300 MW- et Liaocheng –2x600 MW) sont en construction. Leur mise en service est prévue en 2001 pour la première et 2002 pour la seconde.

- Beijing Blue Sky
Le 23 octobre 2000, EDF et ses partenaires chinois ont signé un accord destiné à améliorer la qualité de l’air de Pékin en remplaçant par des systèmes de cogénération (cycles combinés à gaz) de vieilles chaudières au charbon alimentant
la capitale. Ce projet est le premier destiné à répondre aux problèmes de pollution grandissants que connaît Pékin, candidate aux Jeux Olympiques de 2008.


Source:
Électricité de France

Posté par Svetlana_M à 15:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Développement de l'énergie nucléaire en Chine

image11On s'attend à ce que la construction du groupe électrogène nucléaire à réacteur de haute température et à refroidissement par air, d'une capacité installée de 100 000 kW, soit accomplie en 2010. Le groupe Huaneng de Chine, le Groupe de construction de l'industrie nucléaire de Chine (GCINC) et l'université Qinghua, les trois partenaires, réaliseront ce projet.

Grâce à la sécurité, à l'efficacité élevée de chaleur et au fonctionnement simple, ce réacteur de nouvelle génération attire l'attention des gouvernements, des milieux de l'énergie nucléaire et des sociétés d'électricité.

L'année dernière, l'université Qinghua a conçu et construit une centrale nucléaire expérimentale comportant un réacteur à haute température et à refroidissement par air de 10 mégawatts, la première du genre au monde, hissant la Chine au rang de pays avancé en termes de développement de l'énergie nucléaire.

Selon Yu Jianfeng, directeur du département d'énergie nucléaire du GCINC, le gouvernement chinois a fait un plan à long terme pour le développement de l'énergie nucléaire, espérant augmenter la capacité installée à 36 millions de kW en 2020 et la proportion de l'électricité nucléaire produite au pays de 2,2 % actuellement à 4 %. En d'autres termes, la Chine devrait établir au minimum un groupe électrogène par année doté d'une capacité installée d'un million de kW.

Selon les experts, la Chine est en passe de relancer son programme nucléaire civil.

Actuellement, on compte sur le continent chinois neuf groupes électrogènes en opération et deux en construction.


Alléger la pression de l'énergie électrique

 

Ces deux dernière années, la pénurie d'électricité a été très grave et les pannes ont été fréquentes. Le manque d'électricité atteindrait 20 millions de kW cette année.

« Il est impératif de développer l'énergie nucléaire en vue de soulager la crise de l'électricité en Chine », a dit Wang Yumin, président du conseil d'administration du Groupe d'énergie nucléaire du Guangdong, qui travaille depuis trente ans dans l'industrie impliquant l'électricité hydraulique, thermique et éolienne.

Selon Wang, la distribution des ressources énergétiques de la Chine est inégale. L'énergie hydraulique a les réserves les moins développables, les ressources de pétrole et de gaz sont insuffisantes et dépendent principalement du marché international, les réserves et la production de charbon sont limitées et la production d'électricité thermique produit une grave pollution environnementale. Ainsi, le développement positif de l'énergie nucléaire semble donc raisonnable et parfait.

« Vu la tendance du développement, l'énergie nucléaire sûre, efficace et propre deviendra la source d'énergie finale de l'humanité avec le flétrissement progressif des ressources de pétrole et de charbon », a prévu Wang.

Actuellement, dans l'approvisionnement en électricité à l'échelle mondiale, la part du nucléaire représente 16 %, et dans quelques pays, elle peut excéder 60 %, alors qu'en Chine elle n'arrive qu'à 2,2 %. Ainsi l'énergie nucléaire offre-t-elle un grand potentiel. Intégrer le développement de l'énergie nucléaire dans le plan global d'énergie de l'État est fort significatif pour améliorer l'approvisionnement en énergie et pour assurer le développement socio-économique soutenu.

Le directeur général du GCINC, Kang Rixin, a déclaré que la Chine dispose d'un contingent d'experts nucléaires d'élite et est apte à construire des centrales nucléaires d'un million de kW. Face à la pénurie grave d'électricité, la Chine devrait consacrer ses efforts principalement à l'énergie nucléaire.

Le développement de l'énergie nucléaire est la solution au problème d'électricité en Chine et la façon efficace de diversifier des sources énergétiques, a dit Kang.

Les provinces du Guangdong, du Zhejiang, de l'Anhui, du Shandong et du Hubei comptent construire une centrale nucléaire.


Développement autonome

 

image21Le 3 mai 2004, le générateur No.2 de la deuxième tranche de travaux de la centrale nucléaire de Qinshan (Qinshan II) a été officiellement mis en opération commerciale. La Chine a donc accompli sa première centrale nucléaire indépendamment conçue, construite, contrôlée et actionnée. Il s'agit d'un nouveau jalon dans le développement de l'énergie nucléaire après la percée du pays dans la production de l'électricité nucléaire. Le 15 décembre 1991, avec la mise en service de la première centrale nucléaire chinoise - Qinshan I, la Chine est devenue le septième pays du monde capable de concevoir et de construire une centrale nucléaire, mais l'équipement principal avait été importé. « La Chine persiste dans le principe de combiner l'indépendance avec l'aide étrangère », a montré Kang.

Les travaux de Qinshan II ont commencé en juin 1996. Conçue pour 40 ans de service, la centrale nucléaire a deux générateurs à eau pressurisée de 650 000 kW. L'investissement total atteint 14,8 milliards de yuans (1,79 milliard de dollars). Le premier générateur a commencé l'opération commerciale en avril 2002.

Kang a indiqué que la Chine a développé les projets d'énergie nucléaire en trois modes : la construction indépendante, l'adjudication internationale et la coopération sino-étrangère. À Qinshan II, l'équipement de grande dimension comme la chaudiètre à pression, le mécanisme d'entraînement des tringles de commande, les composants des réacteurs et les générateurs de vapeur ont été fabriqués par la Chine indépendamment.

GCINC a choisi le type de CNP1000 comme type standard de réacteur, lequel prolongera la durée d'utilisation de la centrale d'une puissance installée d'un million de kW de 40 à 60 ans, et le cycle de réapprovisionnement en combustible nucléaire de 12 à 18 mois. Le taux d'utilisation des groupes électrogènes peut également monter de 75 % environ à 87 %. Le coût de construction chutera de 2 000 dollars par kW à moins de 1 500 dollars et le prix de l'électricité peut être maintenu en-dessous de cinq cents dollars par kWh.


Coopération internationale

 

La Chine a renforcé sa coopération internationale dans le développement de l'énergie nucléaire. Le 4 mai dernier, Kang Rixin a signé un contrat commercial avec Pervez Musharraf, président de la Commission d'énergie atomique du Pakistan à Islamabad. Selon le contrat, GCINC construira la deuxième tranche de la centrale nucléaire de Chashma (CNC) de 300 000 kW installés.

Pour la Chine, la CNC est sa première centrale nucléaire exportée vers le Pakistan. La première phase est accomplie et l'opération commerciale a été remise au Pakistan le 25 septembre 2000. La centrale fonctionne sans à-coup depuis trois ans.

La Chine est le huitième pays capable d'exporter un projet d'énergie nucléaire.

Le contrat stipule que la deuxième phase de la CNC doit être soumise à l'Agence internationale de l'Énergie atomique (AIEA) pour vérification de sûreté. Le Pakistan s'engage à utiliser la centrale pour les buts pacifiques et à ne pas la transférer à un tiers sans la permission de la Chine.

C'est une condition de la Chine de participer activement à la coopération internationale du développement de l'énergie nucléaire et d'utiliser pacifiquement l'énergie nucléaire.

En février 1994, la Chine a importé de France l'équipement complet et l'expérience de gestion, et a conjointement construit la centrale nucléaire de la baie de Daya.

La coopération internationale dans les travaux de Qinshan III constitue un exemple, a remarqué Kang. C'est le plus grand projet coopératif entre les gouvernements chinois et canadiens. Un réacteur canadien à eau lourde Candu de type VI est utilisé dans le projet, avec un investissement total de 2,88 milliards de dollars. La centrale, d'une puissance installée de 2X700 000 kW, est la première centrale dotée de réacteur de ce type et destinée à l'usage commercial. La compagnie de l'énergie nucléaire Qinshan III - propriétaire de la centrale de Qinshan, est responsable de l'entretien et du fonctionnement, alors que l'Énergie atomique du Canada (ltée) (ÉAC) se charge de la conception, de l'approvisionnement matériel, de la construction et de l'essai.

Le 31 décembre 2002, le générateur No.1 du projet de Qinshan III a été mis en service, 43 jours avant la date initialement prévue, et le générateur No.2, le 24 juillet 2003, soit 112 jours en avance sur l'échéancier. Le projet entier a été accompli avec trois mois d'avance, établissant un record mondial pour les centrales du genre. De plus, de multiples techniques utilisées dans ce projet sont parmi les plus sophistiquées du monde.

La centrale nucléaire de Tianwan, construite par la Chine et la Russie, a passé l'évaluation de l'AIEA et entrera en opération cette année. La construction a commencé le 20 octobre 1999 ; la puissance installée du générateur simple est la plus haute de tout le pays. Selon les contrat et accord, la partie russe est responsable de la technologie.

Posté par Ismahanne à 11:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nucléaire civil et contrôle international

charGeorges Charpak, Prix Nobel de physique en 1992 et grand spécialiste de l’énergie nucléaire, a publié un livre, co-écrit avec deux scientifiques du nucléaire, intitulé De Tchernobyl en Tchernobyl, dans lequel il exprime ses opinions sur l’avenir du nucléaire, sur le niveau de sécurité actuel et ses propositions de mondialiser le contrôle du nucléaire civil.

Georges Charpak est tout à fait convaincu que le monde ne peut se passer du nucléaire civil, pour la bonne raison que c’est la seule énergie de masse qui soit disponible sans limite à moyen terme, sûre si elle est gérée sérieusement, et qui n’émette pas de gaz à effet de serre. Si on fait en effet le bilan de la quantité d’énergie dont nous avons et aurons besoin, il est évident que les énergies renouvelables ne permettront pas d’y répondre. Surtout si on prend en compte les 3 milliards d’êtres humains supplémentaires qui peupleront notre globe terrestre d’ici quelques dizaines d’années, tous assoiffés de profiter pleinement de l’existence et d’atteindre le même niveau de vie que le nôtre. Pour lui, donc, le nucléaire est incontournable

George Charpak, en revanche, exprime son inquiétude à propos d’un certain laxisme qu’il ressent dans l’application et le suivi de la sécurité des installations. D’où le titre de son livre qui sous-entend qu’un nouveau Tchernobyl pourrait se produire si nous ne renforcions pas les contraintes de sécurité. La faute à qui ? Au fléchissement de la vigilance, produit par la confiance dans leur outil des responsables de l’organisation de l’énergie nucléaire. Et à une certaine dérive des comportements, de ce fait, vers une trop grande confiance.

Des exemples : l’accident en début d’année en Grande-Bretagne au complexe de retraitement nucléaire de Sallefield, qui a vu 83 m3 d’un liquide radioactif toxique s’échapper peu à peu, sans que quiconque ne réagisse, heureusement dans une enceinte étanche. Et le rapport de la réunion mondiale de 300 responsables de centrales nucléaires dans le monde, qui laissait transparaître aussi l’émergence d’une certaine inconscience chez certains responsables du nucléaire. Le tout amplifié par le culte du secret qui, comme en Grande-Bretagne, conduit à dissimuler les incidents.

La solution : resserrer les boulons, bien entendu, en supprimant le mur du secret, et en confiant à un organisme international, doté de pouvoirs de coercition et réunissant les experts mondiaux du nucléaire, la définition d’une stratégie de contrôle de cette sécurité, en abandonnant la notion, pour lui désuète, de souveraineté nationale dans ce domaine.

Un dernier point : la sécurité dans le nucléaire interdit, pour George Charpak, l’obligation d’une notion de rentabilité qui prévale.

Une question pour Georges Charpak : c’est ce que je croyais être le rôle de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire de Mohamed El Baradei, qui dépend bien de l’Onu, et est censé gérer tous les aspects du nucléaire, civil ou militaire dans le monde ; est-ce l’absence de pouvoir de coercition et d’abandon de la souveraineté nationale sur ce sujet qui vous gêne ?

Source: Agora Vox: le media citoyen

Posté par Celine_B à 10:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le nucléaire: une énergie primaire en croissance en Chine

Dans l’est et le sud de la Chine – tout particulièrement en zone littorale- l’offre d’énergie est notablement insuffisante. Dans cette zone relativement développée, et en vue de pallier à ces manques quelques stations nucléaire ont été construites :

- La station de Qinshan (province de Zhejiang, à côté de Shanghai)

  • Daya baie (à côté de Canton)

  • Tianwan (province de Jiangsu)

  • Ling Ao (province de Guangzhou).

A l’issue des travaux, elles pourront fournir 9 millions kW, ce qui représente 3% de la consommation totale. (source: le réseau de nouvelle de la Chine) Cependant, en comparaison avec d’autres pays développés, comme la France dont l’énergie est à 80% nucléaire et les Etats Unis (30%), la capacité en nucléaire de la Chine apparaît comme très insuffisante. La question de la qualification de la main d’œuvre ainsi que la question du savoir faire technologique expliquent peut être pour partie cette très faible représentation du nucléaire.

Source: Ecole nationale des ponts et chaussées

Posté par Ismahanne à 10:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2005

La situation en 2001...appels pour relance du nucléaire civil

Face à l'attentisme de Pékin dans le domaine du nucléaire civil, les responsables de cette industrie chinoise ont appelé les autorités à relancer le programme nucléaire du pays et à donner le feu vert à la
construction d'une nouvelle centrale dans l'est.

Alors que les autorités n'en finissent plus de débattre de leur programme nucléaire civil, mettant à rude épreuve les nerfs des groupes étrangers intéressés par le développement de ce secteur, le président de la compagnie nationale de l'énergie nucléaire (CNNC), Li Dingfan, a fait l'apologie de l'énergie nucléaire. "L'énergie nucléaire est propre, sûre et efficace", a-t-il déclaré, cité par le quotidien de langue
anglaise China Daily, avant de militer pour la construction d'une centrale nucléaire de 2.000 mégawatts à Sanmen, dans la province orientale du Zhejiang, non loin du premier réacteur nucléaire de 300 mégawatts -entièrement chinois- entré en service à Qinshan en 1991.

De son côté, le directeur-général de la compagnie nucléaire de Qinshan, Yu Peigen, a demandé aux autorités de soutenir plus efficacemment l'industrie nucléaire chinoise en lui accordant des conditions privilégiées. "Un enfant a besoin d'une main pour l'aider à marcher avant qu'il ne puisse courir", a-t-il dit, cité par China Daily.

La Chine dispose actuellement de deux centrales nucléaires en service, l'une à Qinshan et l'autre à Daya Bay au sud, construite en coopération avec des sociétés françaises. Huit autres réacteurs sont en cours de construction, dont quatre à Qinshan avec la collaboration d'entreprises françaises et canadiennes, deux à Ling'ao (avec des entreprises françaises) dans la province méridionale du Guangdong, juste à côté de Daya Bay, et deux réacteurs russes destinés la centrale de Tianwan dans la province du Jiangsu à l'est.

La mise en service de ces réacteurs devrait permettre à la Chine de faire passer la part de l'énergie nucléaire dans l'électricité totale produite en Chine de 1% actuellement à 3% en 2006. Mais alors que les industriels étrangers s'attendaient à ce que le Xème plan quinquennal (2001-2005), rendu public en mars dernier, donnerait le feu vert à six nouveaux réacteurs à eau pressurisée de 1.000 MGW, celui-ci s'est contenté d'évoquer un développement "approprié" de l'énergie nucléaire, sans fournir d'indications sur les projets concernés.

L'attentisme de la Chine s'explique par la volonté des autorités de développer l'énergie thermique, pour utiliser les énormes réserves de charbon du pays, mais également hydraulique dans l'ouest déshérité du pays et d'interconnecter l'ensemble du réseau électrique chinois.

Seules les régions développées du sud ou de l'est de la Chine, grandes consommatrices d'énergie, ont jusqu'à présent obtenu le droit de construire des centrales nucléaires. Selon les experts, seulement quatre nouvelles tranches de 1.000 MGW chacune, dont deux à Qinshan et deux tranches à Ling'ao pourraient, aux dernières nouvelles, recevoir le feu vert dans le cadre du Xème plan quinquennal.

Framatome, allié à Electricité de France (EdF) et Alstom, qui participe à la construction des deux premières tranches à Ling'ao, dont la première doit être raccordée au réseau l'été prochain, sera sur les rangs pour ces nouveaux projets. Mais la concurrence devrait être particulièrement rude, la Chine réclamant que les projets soient non seulement compétitifs mais compportent des parts croissantes de localisation.

Posté par Ismahanne à 19:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La France, la Chine et l’électronucléaire

La centrale de Daya BayAujourd'hui, nombreux sont les pays ayant recours à l’énergie nucléaire : 16% en 1999 de la production mondiale d’électricité est assurée par ce mode de production ; en Europe, ce chiffre s’élève  35%.

Dans les années 70, suite aux crises pétrolières, la France a entrepris la construction d’un nombre important de centrales nucléaires afin d’assurer son indépendance énergétique. Aujourd’hui ces centrales nucléaires produisent environ les ¾ de la production électrique française.

Même si la Chine s’intéresse elle aussi depuis longtemps au nucléaire, ce n’est que dans les années 80 que le nucléaire civil a débuté et a vu le démarrage de sa première centrale, Qinshan I, en 1991. Aujourd’hui, la production électrique d’origine nucléaire ne compte que pour environ 1,5% de la production totale chinoise et devrait atteindre 2,3% en 2006, selon les estimations, avec l’achèvement des centrales en construction.

Pour répondre à l’énorme demande électrique, la Chine pense diversifier ses modes de production d’électricité. Elle compte beaucoup développer des modes de production «propres»: l’hydraulique a un grand avenir car la Chine n’exploite qu’une faible partie du potentiel et entre dans le cadre de la politique de développement de l’Ouest souhaité par le Gouvernement central. Source d’énergie ne rejetant pas de gaz a effet de serre, le nucléaire a sa place, d’autant plus que le gouvernement chinois à décider le lancement d’un véritable programme électronucléaire pour les 20 prochaines années et que les compétences chinoises en la matière s’améliorent à chaque nouvelle construction de centrale.

Posté par Celine_B à 19:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La part du nucléaire dans la production d'énérgie

Augmentation de la part du nucléaire

La proposition du Comité Central du PCC concernant les orientations à prendre pour le secteur nucléaire a été reprise dans le 10ème Plan quinquennal en 2001 dans ces mêmes termes : «La Chine va continuer à développer l’électronucléaire de manière appropriée». De plus, les acteurs du nucléaire chinois se sont accordés sur la politique à adopter, à savoir : "compter sur ses propres forces, coopérer avec l'étranger, réaliser un seul type de réacteur et promouvoir la localisation". L'objectif annoncé de la Chine consiste donc à acquérir son autonomie dans la conception, la fabrication, la construction et l'exploitation de centrales nucléaires de grande puissance. Le Conseil d’Etat s’est depuis réuni le 28 janvier 2003 au sujet des questions énergétiques et a décidé la construction de 4 nouvelles tranches nucléaires (décision officialisée début août 2003). L’appel d’offres est encore en cours de préparation.

Posté par Ismahanne à 18:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2005

Energie nucléaire

La chaleur dégagée par la réaction de fission est utilisée pour produire de l'électricité dans des centrales nucléaires.

Certains pays, comme la France, font également de l'énergie nucléaire le garant de leur indépendance énergétique. En 2003, en France, 80% de l'électricité est produite grâce à cette source d'énergie. D'autres pays ont aussi un programme nucléaire important, notamment les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Belgique, la Russie et le Japon. Le parc français est le deuxième mondial avec 59 réacteurs, derrière les États-Unis, et le deuxième en terme de proportion nucléaire/classique, derrière la Lituanie qui avec 90 % tient la tête (malheureusement leurs réacteurs, de conception soviétique, reconnu comme non sécurisés, devrait être arrêttés).

En 2004, la part du nucléaire dans la production d'électricité est de:

  • France: 80%
  • Belgique: 59%
  • Corée du Sud: 38%
  • Allemagne: 28,1%
  • Japon: 34%
  • Royaume-Uni: 23,7%
  • États-Unis: 19,9%
  • Russie: 16%
  • Inde: 3,7%
  • Chine: 2,3%

(* Moyenne Europe des 15: 38%) (* Moyenne Monde: 16%)

Répartition de la consommation selon la source d'énergie

Pays Nucléaire Hydrocarbures Charbon Énergies renouvelables
Allemagne 12,7 % 59,8 % 24,2 % 3,1 %
Canada 8,1 % 64,6 % 12,4 % 15,7 %
Chine 0,4 % 22,6 % 56 % 21,1 %
États-Unis 9,2 % 62,3 % 23, 9 % 4,6 %
France 41, 3 % 49,1 % 4,8 % 7 %
Italie _ 84,1 % 7,8 % 5,7 %
Japon 16 % 61,6 % 19,2 % 3,2 %
Royaume-Uni 10 % 71,5 % 16,9 % 1,1 %
Russie 5,8 % 73,7 % 17,2 % 3,5 %
(Source : Agence internationale de l'électricité)

Posté par Celine_B à 10:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »